Musiqueretour

Lézarder aux Transmusicales

Inutile de présenter encore et encore ce festival, déjà rendu à sa 39ème édition. A l’exception de quelques années, on y va pas non plus pour un artiste en particulier mais plus pour une programmation d’ensemble. Parfois hétéroclite, toujours hétérogène, mêlant toujours des groupes locaux, parfois de pays dont on entend rarement des groupes (coucou la Corée du Sud avec XXX) et globalement assez internationale, la programmation se veut depuis les débuts l’étendard de nouveaux talents venus d’ailleurs, ou tremplin nationale voir international pour des groupes locaux, le festival étant devenu la Mecque des programmateurs ou autres personnes travaillant dans la musique.

Dénicheur oui, mais pointu, pas toujours. Le nombre de festivals de niches étant en constante augmentation, les Transmusicales sont surtout aussi un festival de mélange des genres, qui peut via sa taille et sa longévité se permettre de mêler un groupe de psychédélique trap taiwainaise et un groupe de rap burlesque transgressif suédois. Déjà parce que le festival en a les moyens, mais aussi parce que le public vient plus pour le festival, une institution, que la programmation en elle-même, dont il ne connaît pas forcément beaucoup de noms mais dont il est sûr d’apprécier plusieurs propositions. Les projets les plus ambitieux ne trouveront pas forcément leur public mais feront le bonheur de certains.

A l’inverse, d’autres projets plus grand public mais encore confidentiels ou cantonnés à certains pays, n’ayant pas les moyens d’émerger feront peut être une de leur première date d’une longue série, en France et ailleurs.
Cette année la mission du visuel à été confiée à War, artiste bien présent sur le territoire breton, surtout près des gares, où son « Le train train quotidien » à Rennes avec sa police si reconnaissable reste dans les mémoires. Le choix d’un lézard pour le visuel principal est moins de notre goût mais on ne saurait venir lézarder aux Transmusicales pendant ce weekend. Voici donc notre sélection sur ce qu’il faudrait essayer de voir pendant les deux jours où nous serons présents.

Pandour

Le focus suisse à l’Ubu vaudra pour nous le détour pour voir ce groupe à l’électro apaisante, les yeux fermés, en pensant à nos prochaines heures de sommeil manquante tout en appréciant son premier (d’une longue série) verre, avant de se laisser entraîner par leur musique et pour deux jours de haute volée.

Too many T’s

Ayant déjà acquis une certaine notoriété en Angleterre, le duo de trip hop électro londonien devrait s’octroyer vos dernières forces du vendredi avec leur flow Beastie Boyen à faire remuer les foules.

Noisy Pots

Déjà parce que la description « entre MGMT et Gold Panda » fait son effet évidemment! Certes le groupe n’est pas aussi charismatique que les membres de MGMT mais leur musique, pour le moins authentique (merci les vieilles casseroles, qui trouvent une seconde vie avec eux), à la fois entraînante et mélancolique sera assurément parfaite pour terminer la soirée du vendredi.

Sabrina & Samantha

Des sons 80’s pour contrer le coup de mou des coups de minuit avec ces deux dj français utilisateurs de saxo (et ça c’est généralement bon signe).

Saro

Rien que pour la performance live de ce maître du beatbox français (visiblement connu dans le milieu mais dont on est passé à côté), ce serait dommage de ne pas être là…

Bad Sounds

Pour le nom déjà, et pour ce qui sera sans aucun doute une performance scénique entraînante et dotée d’une énergie communicative. Malheureusement peut être pas adaptés aux halls des transmusicales, qui correspondent néanmoins plus à leur nom Bad Sounds. A voir dans tous les cas, ils incarneront la coolitude du vendredi!

Voyov

Pour un bel apéro « calme avant la tempête », c’est à l’étage qu’il faudra se diriger pour voir Voyov, qui faisait déjà partie de groupes passés par le festival comme Rhum For Valentine ou Pégase. Rennes et Nantes, plus amour que rivalité pour les Transmusicales semble-t-il!

Washed out

Des sons disco pop qui semblent fabriqués de manière aussi artisanales (mais non moins géniale) que ses clips, Washed Out sera la meilleure pause transitoire avant d’enchaîner en dansant pour le reste de la nuit!

Make-Overs

Pour la touche rock’n’roll du weekend et rattraper l’écoute de ce très (trop) prolifique groupe de rock sud africain! Le problème étant qu’il ne font évidemment pas toujours la même chose, espérons donc que ce soit les morceaux qu’on aime comme celui-ci!

Viagra Boys

Peut être plus adaptés à une salle de concert dans un bar crasseux, ces suédois à la musique post punk virant presque à la techno devrait secouer plus d’une personne du hall 3, mais on devrait se trouver peut être à pogoter devant, quitte même à perdre déjà beaucoup d’énergie dès 3h.

Moon Hooch

Il aurait été injuste de ne pas évoquer Too Many Zooz tant la ressemblance sonore est frappante. Si l’énergie est la même, on ne peut dire non à un deuxième round deux ans après!

Zamilska

De la techno polonaise qui donne envie de tout casser, probablement ce dont on aura besoin à minuit et quelque le samedi soir, qui plus est sera le seul live de la Green Room le samedi soir. Rendez-vous est donc pris!

Confidence man

L’édito évoque une réunion entre LCD Soundsystem, Tom Tom Club et Fatboy Slim. Ils ne fallait pas nous en dire plus. Même si on voit plus en eux les No Zu de l’édition 2016, qu’on avait adoré l’année dernière. Des australiens (autre point commun avec No Zu), des chorégraphies, de la dance tapageuse de qualité, on danse presque avant de les voir!


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