Interviewsretour

Interview // Constance

Monique a rencontré deux des cinq garçons du jeune groupe rennais Constance. Enfin, pas si jeune que cela, souvenez-vous des Olympia Fields. Oui, c’étaient eux. Mais maintenant, ce sont eux en mieux, en différent, en new-wave. Voici les Constance et ils nous expliquent leur nouveau projet.

Monique : Bonjour, présentez-vous.

Mika : Je suis Mika, je m’occupe de la guitare et des choeurs.

Anthony : Moi Anthony, je fais de la basse.

Monique : Racontez-nous un peu la genèse de votre groupe : comment êtes vous-passés des Olympia Fields à Constance ?

Mika : Olympia Fields s’est terminé parce ça ne nous correspondait plus du tout. On a revigoré tout le set et on s’est dit qu’il fallait qu’on change de nom. On a changé nos influences avec : maintenant cela va être plus froid, new-wave et shoegaze.

Anthony : On a changé de nom surtout parce que maintenant le chanteur chante en français. C’était un peu déplacé de garder le même nom tout en changeant de style. On s’est posés la question : soit on stoppait soit on changeait de projet. On était tous d’accord, tous motivés donc c’était parti.

Monique : Comment se passe l’écriture des textes ?

Mika : En fait c’est Pierre, le chanteur, qui fait tout. Il écrit après la partie musicale en général ou alors il a déjà des textes écrits. Je sais pas trop comment il fait, il fait ça tout seul.

Monique : Vous parlez de la new-wave et de la shoegaze comme étant des influences. Concrètement ça veut dire quoi pour vous ? Avez-vous des groupes fétiches ?

Anthony : C’est plus un gros mélange de ce qu’on écoute en ce moment. (s’adressant à Mika) Toi, par exemple tu écoutes plus de cold-wave en ce moment. Pierre et Quentin écoutent plus d’électronique par exemple. Moi je suis un peu plus dans tout ce qui est post-punk. Ca fait un sacré mélange entre nous et c’est ça qui fait la sauce on va dire quoi. On n’a pas forcément de « références » : on va pas se dire : « on va sonner comme tel » ou genre « on a envie de faire ça parce que c’est trop bien ». On met des trucs par écrit, on joue, c’est instinctif en fait.

Mika : Ca part naturellement, c’est pas un truc réfléchi. On ne se dit pas y’a telle influence. Forcément, ça joue. Mais tu vois, c’est pas réfléchi.

Monique : Constance, ça veut dire quoi pour vous ?

Anthony : Ca veut dire plein de choses. C’est Pierre le chanteur qui a lancé ça quand on cherchait un nom. Il a lancé ça d’un coup et nous, on a fait « ouais ouais ». Après on a commencé à réfléchir au sens : c’est une fille et à côté de cela c’est la constance au sens d’être droit dans ses convictions.

Mika : En fait dans notre bio (sur Facebook, ndlr), il y a un passage où c’est expliqué que Constance, c’est un peu cette fille, je cite « qui drague les matins d’hiver », « qui attend la mort », tu vois, c’est plein de choses à la fois. C’est plein de gens différents, enfin on imagine. C’est un nom de plein de gens différents. Et comme disait Anthony, c’est la constance : on va être constants dans ce qu’on va faire et on va pas répéter nos erreurs qu’on a fait avant.

Monique : Pourquoi avoir choisi un prénom de fille comme nom de groupe ?

Mika : Déjà ça sonnait bien. Une fois qu’on avait ce nom-là, on ne pouvait pas passer à autre chose. Le fait que ça soit le nom d’une fille ça a joué dans les références. Après c’est ce qui est intéressant, il n’y a pas de fille dans le groupe parce qu’on n’arrive pas à se voir « dedans » en fait.

Monique : Vous venez de la prison de Vezin-le-Coquet. Quel a été votre dernier repas avant d’arriver là-bas ?

Anthony : C’était un Macdo ! (rires)

Mika : Ouais, euh. Putain on a bouffé quoi ? Macdo je crois.

Anthony : Ouais c’est sûr.

Monique : Si vous deviez être un fruit, lequel serait-il ?

Mika : Moi ça serait un citron ou une orange je pense. C’est pas mal c’est joli et tout.

Anthony : Ah ouais ?! Toi t’es plus banane. Moi je serais plus citron aussi.

Monique : Quel a été votre dernier concert en tant que spectateur ?

Mika : C’était au 88 je crois. Ah non, en tout cas le dernier que j’ai adoré c’était BRNS au 6PAR4. Le dernier que j’ai fait, j’étais en tournée avec mon autre groupe et c’étaient les Selenian de Valencienne, un groupe psyché et c’était bien.

Anthony : Les soirées à l’Antipode ça compte ou pas ? (rires). Falabella au 88. C’est le concert qui m’a le plus marqué depuis un moment.

Monique : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Mika : Une belle évolution, un bel apprentissage encore.

Anthony : De pouvoir faire ce que l’on veut, de ne pas avoir de barrières.

Mika : Des belles dates et une constance tranquille.

Anthony : Oh la la (rires).

Page Facebook

En concert le 26 février au 1988 Club, Rennes.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *