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Grand Blanc // TransMusicales « Vous nous aviez rencontré lorsqu’on était encore coincés à Metz »

Au coeur du week-end marathon pour le groupe Messin, interviewé par Monique en 2013, on a fait un état des lieux de l’actuelle situation de Grand Blanc. Répondant à nos questions après un concert très applaudit, ils sont pourtant restés bavards et intéressés. Grand Blanc attendait ce passage au TransMusicales, et je crois qu’il est loin d’être passé inaperçu.

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©Guilaume_Lechat

Depuis notre dernière rencontre début 2013, soit presque deux ans, que s’est-il passé ?

Benoit : On a signé chez un label. On a sorti un EP. On a trouvé un tourneur. On a fait plein de concerts. On a eu beaucoup de chance.

Vincent : Je pense que vous nous aviez rencontré lorsqu’on était encore coincés à Metz. Tous les concerts qu’on faisait étaient là-bas. Et entre temps il y a le label qui nous a dit « Hey les gars, vous pouvez jouer à Paris aussi ».

Camille : Mais le truc le plus incroyable en un an, c’est que l’on a appris énormément de choses sur tous les plans : on a appris à jouer, à aller dans un studio et ce que c’est d’être musicien.

Benoit : Et ce n’est pas fini.

Vincent : C’est un peu étrange de dire ça, mais on est devenu professionnels c’est à a dire appréhender la musique comme un travail. Ça reste notre loisir mais notre travail en même temps. La musique ça te prend énormément d’heures de travail mais aussi le reste de ton temps libre. C’est difficile de gérer ça, et c’est là-dessus qu’on progresse aussi.

Comment s’est passé votre signature avec le label Entreprise ?

Camille : C’était une époque où l’on cherchait à faire des concerts à Paris. Et quand tu ne connais personne à Paris, c’est un peu compliqué. Donc on cherchait des groupes qu’on aimait bien pour leur demander si on pouvait jouer avec eux. Et puis là, Benoit nous parle de sa découverte des Blind Digital Citizen à qui il avait envoyé un mail. Puis on a fini par jouer avec eux, et de leur côté, ils ont fait écouter notre Bandcamp au label Entreprise. De notre côté on était pas au courant, on a reçu un mail que Vincent avait ouvert et dont il ne nous avait pas parlé pendant quelque temps parce qu’il pensait que c’était rien d’intéressant. Et moi j’ai vu ça et j’ai dit « Hey mec, on a reçu un mail d’Entreprise ». Et suite à ça il y a eu une rencontre.

Vincent : Je pense que c’est un label qui marche sur le principe du bouche à oreille. Je ne pense pas que tu puisses rentrer chez Entreprise si tu leur envoies une maquette.

Est-ce que les comparaisons avec Joy Division vous agacent ?

Camille : En fait on l’a mis dans notre biographie qu’on a écrite il y a longtemps. Ce n’est pas agaçant parce que c’est un groupe énorme et qu’on adore. On n’est pas aussi forts que Joy Divison donc c’est en ça que c’est ridicule de nous comparer à ce groupe comme à Bashung. C’est juste qu’aujourd’hui, il faut ranger les choses dans des cases.

Vincent : C’est juste que ce sont les têtes de file. Cette comparaison dépend beaucoup de la personne à qui tu t’adresses. Si je parle de Grand Blanc à un mec un peu pointu je vais pouvoir lui parler de John Maus. Et ce qui est facile avec Joy Division et Bashung c’est que ça parle à beaucoup de monde.  Après quand les gens ne connaissent pas ces références tu peux aller très loin…. Indochine ?

Camille : Moi ce que je dis c’est qu’on fait du rock en français.  Les gens ont beaucoup besoin de références avant même d’aller écouter ta musique.

C’est marrant parce la dernière fois, on vous avait demandé quelles questions vous n’aimeriez pas que l’on vous pose lors d’une interview et Benoit avait répondu : qu’un journaliste commence sa question par « on ressent dans votre musique que vous êtes influencés par… ».

Camille : Mais il y a énormément de raccourcis qui se font parce qu’il y a plein de journalistes qui reprennent l’idée et ça fonctionne comme le téléphone arabe. Donc, si on peut résumer salement Grand Blanc, on dit qu’on fait du Joy Division mélangé avec du Bashung et qu’on parle des usines sidérurgiques parce que pendant toute notre adolescence on a traîné dans des blocos. Mais c’est complètement faux.


On aimerait en savoir beaucoup plus sur votre visuel d’EP.

Vincent : Alors je ne vais pas me déshabiller, mais en fait c’est un tatoueur de Lyon que Benoit connaissait. On avait jamais vraiment réfléchit à un visuel et pour l’EP il a fallu s’y pencher. Il bosse beaucoup sur les gravures médiévales et on lui a demandé de dessiner un Metz fictif et imaginaire. On lui a envoyé des symboles qui représentaient Metz. Ça va partir d’une cathédrale, à la sidérurgie jusqu’à un symbole de Kebab. A partir de ça, il a créé une ville en perspective médiévale.

Luc : Ce qui était intéressant, c’est qu’il n’était jamais allé à Metz et avec ce qu’on lui a donné, il a réussi à créer cette représentation. On lui a vraiment dit, vois le comme un tatouage.

On a lu que vous vous étiez rencontré pour la première fois dans un quick.

Vincent ; il y a des trucs qui trainent comme ça qui sont un peu vaseux. Simplement que gare de l’Est, c’est la gare qui mène à Metz, que l’on vit à Paris et que là-bas il reste quelque chose « de l’est ». Donc on s’est parfois retrouvé à manger au Quick.

Alors vous êtes plutôt ketchup ou mayo ?

Vincent : Mayo à mort

Luc : Ketchup à mort

Camille : Moi j’aime bien la sauce BBQ

Vincent : Par contre si on me donne le choix je suis sauce algérienne.

Benoît : Moi je suis Mayo !

C’est la période bilan de l’année, la meilleure sortie musicale selon vous ?

Benoit : Le teaser du prochain Soft Moon me donne très très envie.

Vincent : Moi c’est le dernier Warpaint.

Camille : Moi c’est l’album de Cheveu (Bum), Ils m’ont étonné, je me demandai ce qu’ils allaient faire après si longtemps. Ils ont sorti un espèce de truc hybride, très produit et en même temps hyper crado.

Luc : Moi c’est le premier album de Christine and The Queens. Il est beaucoup critiqué, mais moi j’aime beaucoup.

 Nelly & Harmony


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