La rubrique de Moniqueretour

Interview // BRNS

En pleine tournée promotionnelle à l’occasion de la sortie de son dernier opus intitulé « Patine », Diego et Antoine, deux des membres du groupe belge BRNS (prononcer « Brains »), ont accepté de se prêter au jeu de la rubrique de Monique.

Monique : Les lecteurs de New’s Lighters vous ont déjà rencontré en 2012. Pouvez-vous aujourd’hui vous décrire avec un fruit, une qualité et un rêve ?

Diego : La banane, parce qu’on a la banane ! Une pêche parce qu’on a la pêche !

Antoine : Un fruit exotique comme la papaye ou quelque chose comme ça.

Diego : Ouais c’est pas mal.

Antoine : Tu vois avec des petits grains dedans. Qualité ? Y’en a plusieurs.

Diego : Energique.

Antoine : Le fait qu’on donne tout à chaque fois. Voilà, la générosité.

Diego : Et un rêve.

Antoine : Un cheval (rires).

Monique : Comment s’est passée l’écriture de votre EP Patine ?

Diego : Par rapport au premier disque ça s’est passé plus à quatre. Chacun amenait des idées. On s’est retrouvés plusieurs fois à quatre à la campagne pour bosser ensemble. Il y a même deux ou trois morceaux issus de jam alors qu’on n’en faisait jamais avant ! Avant c’étaient plutôt Antoine et Tim qui avaient préparé des structures et pas mal d’éléments des morceaux et moi je me suis ajouté. J’ai complété avec ma partie guitare. Sur ce disque-ci, c’était vraiment plus à quatre. Ca s’est échelonné sur quasiment deux ans. Il y a d’ailleurs eu un morceau qui aurait pu se retrouver sur le disque précédent mais comme le morceau n’était pas tout à fait fini, on ne l’a pas ajouté. On n’a jamais plus ou moins arrêté de composer. A un moment, on a booké le studio et on a mis tout ça en boîte. Mais tout était déjà décidé avant. Il n’y a pas eu trop d’improvisation. Tout était créé avant (…).

Antoine : On compose plutôt vite quand on bosse vraiment. Mais là c’est vrai qu’on a eu très peu de temps pour bosser. C’a été un peu chiant à ce niveau-là voire même frustrant car on commence un morceau et on partait en tournée. On laissait ça. Parfois quand tu composes pendant quelques jours et que tu te mets vraiment dans le truc c’est dur. Là par exemple on avait une idée de génie et on nous a coupé l’herbe sous le pied (rires).

Monique : The Horrors viennent d’annuler leur tournée européenne pour retourner dans les studios. Vous, vous préférez faire de la scène plutôt que de s’enfermer six mois/un an dans les studios ?

Antoine : Ca serait intéressant.

Diego : Ca serait intéressant mais long parce qu’on aime bien ça. Après ça serait l’occasion de prendre une petite pause effectivement : se dire qu’on n’aurait pas de concerts pendant quelques mois et bosser.

Antoine : Je crois qu’il faudrait qu’on le fasse. C’est certainement mieux que composer sur la route où t’es pas toujours dans les bonnes conditions : t’es crevé. C’est un travail qui demande d’être calme, de pouvoir discuter, de ne pas être dévié tout le temps de son objectif. Donc je comprends la décision des Horrors.

Monique : Le dernier concert auquel vous ayez assisté en tant que spectateur.

Diego : C’était Young Blood brass band. Ca m’avait manqué le côté groovy, funk, hip-hop aussi parce qu’il y en a aussi sur certains morceaux. C’était à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, il y a trois semaines/un mois. Après on a vu des chouettes groupes en tournée : à Montpellier Reverso Mécanique, Jésus Christ Fashion Barbe, Baston.

Antoine : Moi grosse déception, je tiens à le dire si les gens veulent s’y aventurer : Peaking Lights. C’est un super groupe, un peu de trucs arty-dub assez intéressant chez Domino. J’étais allé voir ça à la Machine du Moulin Rouge et je suis parti au milieu, chose que je ne fais jamais, ne pas rester jusqu’à la fin. C’était nul à chier, il y avaient des mecs qui faisaient quasiment les DJs alors qu’ils étaient censés avoir un groupe, une chanteuse sans charisme qui chante super bien sur disque mais qui était chantait complètement à côté. Vraiment l’horrible ambiance du lundi soir ! Ils passent à Bruxelles bientôt et je déconseille quiconque veut les voir d’y aller.

Monique : Vos coups de coeur musicaux 2014.

Diego : Ought. On est tous d’accord là-dessous. On les a loupés aux Rockomotives à Vendôme – on y a joué un jour avant – mais on va aller les voir ailleurs.

Antoine : L’année a commencé avec Warpaint. Y’a eu un petti Zammuto super. Y’a plein de trucs par rapport à l’année passée.

Monique : Un de vos bons souvenirs de la tournée.

Antoine : Y’en a plusieurs. Il y a Toulouse, c’était super. Les Rockomotives, meilleur festival de France. Il y a des gens qui viennent de partout à ce festival ! Même si c’est dans dans zone absolument obscure de France. Il y a vraiment des trucs de fou et on est allés manger un petit repas chez les organisateurs du festival, on a joué dans une grotte d’un de ses potes. T’as trois jours entre parenthèses au milieu de la campagne en France.

Diego : Hier c’était la troisième fois qu’on jouait à Rennes, il y avait une super ambiance. Avec Baston c’était une chouette soirée.

Antoine : les Baston avaient un peu trop bu mais … (rires).

Monique : La chose la plus folle que vous ayez faite pour la musique.

Diego : On a été fans de trucs bien honteux, mais des trucs fous … Ah, on était tous fous devant Offspring il y a six mois quand on a joué avant eux en Suisse. Mais bon, on était juste là, on était pas fous pour eux …

Antoine : Euh, on a arrêté de travailler ! (rires) et puis on est allés en Russie, ça c’était fou.

Diego : On a joué à la télévision régionale de Perm, je ne sais pas si tu es familière de la géographie de la Russie mais c’est la 15ème ville du pays ! (…) On n’a pas fait la moitié du globe pour assister à des concerts privés. On n’a pas fait des « meet and great » avec des artistes, des trucs où tu rencontres l’artiste. On est fans de groupes mais on n’est pas très groupies.

Antoine : Ah si avec César je me suis quand même prosterné devant Jason Little.

Diego : Ah oui c’est vrai. Au « catering » de Rock en Seine.

Antoine : On a fait un remake de la scène de Wayne’s world où ils sont devant Alice Cooper.

Diego : On est vraiment ennuyeux comme gars.

Antoine : Ouais on est à chier (rires).

Monique : Un conseil à donner à Rihanna ?

Diego : Faire du rock indé.

Antoine : Non moi je trouve que son corps est super bien mais le reste, faut changer un truc à sa gueule (rires).

Diego : Ca se fait pas, on parle de musique, pas de physique !

Antoine : Eh, c’est un conseil ! Rihanna elle va pas trop m’aimer mais bon.

Diego : Qu’elle arrête que mettre mille effets sur sa voix et qu’on l’entende chanter. Je ne doute pas qu’elle chante bien mais c’est juste trop trafiqué pour moi.

Antoine : Elle est parfaite (rires).

Monique : Un dernier mot.

Diego : Merci ! (blanc). T’avais une autre question ou c’était ça la question ? Bah on est contents d’être là sous la pluie à Lorient …

Antoine : On se croirait sous le soleil. On le dit souvent : « de nouveau on vous amène le soleil » et voilà ce soir je crois qu’il y aura un micro-climat ici.

Diego : Il fait super beau à Bruxelles, je tiens à le dire.

 

Nelly Le Sager-Hassoun


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