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Feu! Chatterton : la conférence de presse aux IndisciplinéEs #9

A l’occasion du festival des IndisciplinéEs à Lorient (56), New’s Lighters a rencontré les cinq parisiens de Feu! Chatterton. Le groupe, en pleine tournée et en plein succès, est revenu sur ses débuts aux Bars en Trans, l’écriture de son EP et ses influences. Ils parlent Bretagne, beurre salé, Gainsbourg, Rimbaud et Mexique.

Qu’est-ce qui vous amène à Lorient ?

Arthur : La pluie, on aime beaucoup (rires).

Sébastien : La Bretagne on aime bien, indépendamment du festival des Indisciplinées – on est contents qu’ils nous aient programmés – on a joué il y a un an aux Bars en Trans à Rennes. C’est un concert hyper important pour nous. C’était le premier où on est partis de Paris pour jouer en province. C’est aussi le premier concert où les médias ont commencé à parler de nous. Ca reste un territoire qu’on aime beaucoup. On est revenus au festival Mythos à Rennes et on va jouer à Rennes le 14 novembre donc on aime beaucoup la Bretagne. Personnellement, je connais pas Lorient mais je connais Moëlan-sur-Mer, c’est pas très loin ! (rires).

Raphaël : Il y a débat entre Rennes et la Bretagne.

Sébastien : Pourquoi il y a débat ?

Arthur : C’est sur Nantes et la Bretagne.

Sébastien : Non mais Rennes on sait que c’est en Bretagne, c’est sûr.

Clément : C’est eux qui veulent et on sait pas trop si on veut tout ça…

Arthur : Nantes a une époque fut en Bretagne parce qu’il n’y avait pas de taxe sur le sel – à l’époque où c’était très taxé ailleurs, ça servait à conserver les aliments. Ils en foutaient beaucoup dans le beurre pour le conserver. C’est comme ça qu’est né le beurre salé. Et à Nantes le beurre salé est une institution donc la preuve qu’un temps, au moins, Nantes était en Bretagne.

Clément : Le Morbihan c’est un territoire indépendant. C’est un paradis fiscal (rires).

Antoine : Non c’est une blague.

Arthur (en parlant de Clément) : Oh il est blagueur, faut s’méfier.

Clément : J’t’emmerde (rires).

Sébastien : Le Morbihan c’est le seul département de France qui a un nom breton. Ca c’est vrai. Est-ce que vous le saviez ? Ca veut dire « petite mer ».

Tous : Wouah.

Arthur : C’est pour ça qu’on vient à Lorient quoi. Le côté Concorde, les bateaux, la mer, la pluie. La boucle est bouclée.

Vous dites que vous avez fait des concerts inoubliables à Rennes. Que pensez-vous du public breton en général ?

Arthur : Je pense que c’est pour ça que c’était inoubliable à Rennes. On a peu d’expérience donc on ne parle pas en grands connaisseurs mais la seule connaissance qu’on a du public breton c’est que c’est un public super.

Sébastien : Y’a eu les Bars en Trans, y’a eu Mythos et à chaque fois y’a un public qui est hyper à l’écoute sans forcément y connaître parce que notre premier concert c’était en décembre 2013 et personne n’y connaissait rien du tout. Mythos c’était en avril 2014, donc c’était encore un peu au début de l’histoire du groupe et y’a vraiment eu une attention qui était là.

Arthur : Pour la musique en général de toute façon. On est restés quelques jours après les Bars en Trans et on est allés aux Transmusicales. C’était dingue le public. Il était là. On a vu un groupe breton d’ailleurs, y’avait les Superets qui jouaient. C’était sympa d’être là à ce moment. Il y a une attention pour la musique et pour la nouveauté musicale qui est impressionnante.

Sébastien : Ca existe pas partout. C’est un des rares endroits où on sent ça : le fait qu’il y ait autant de festivals – les Trans, les Bars en Trans, Mythos qui sont des gros festivals – et qu’ils soient hyper bien organisés – on est hyper bien accueillis. Après, c’est pas parce que vous êtes bretons qu’on vous dit ça.

Arthur : C’est vrai, c’est deux des concerts les plus marquants. J’ai envie de dire la Bretagne ça vous gagne !

Raphaël : Le concert des Bars en Trans c’était aussi notre premier hors de Paris aussi.

Clément : Oui mais il avait aussi ce stress qui était de ne pas jouer devant nos potes et de nous découvrir. Heureusement qu’on est tombés sur des gens qui nous ont hyper écoutés.

Arthur : Oui vive la Bretagne.

Sébastien : Non mais en plus c’est pas du tout parce qu’on fait une interview en Bretagne qu’on dit ça. Ca existe tout le temps. Le premier concert des Bars en Trans c’était dingue.

Arthur : Mais là on n’est pas à Rennes (rires).

D’où vient votre nom de scène ?

Arthur : Ca vient d’un tableau qui s’appelle La Mort de Chatterton du peintre anglais Henry Wallis qui l’a peint vers 1860. Il représente un jeune homme étendu sur un lit dans une chambre de bonne à Londres. On le voit parce qu’à travers une petite fenêtre percent les toits de la ville. Il est étendu sur son lit, il est très beau, très blanc et en même temps avec des couleurs très chatoyantes – une culotte courte bleue, des cheveux rouges – il a l’air de dormir paisiblement, il est très jeune. On le sait parce qu’il a des traits très féminins. Ca pourrait être une jolie jeune femme aux cheveux longs. On se rend compte qu’il ne dort pas paisiblement mais qu’il est mort parce qu’au bout de son bras ballant, à côté du sol au bord du lit, il y a un flacon vide. On comprend qu’il a avalé cet arsenic pour se laisser mourir. On trouvait le tableau très beau et de là vient notre nom : Feu Chatterton. Feu comme l’expression ancienne feu, mort. Mais comme on voulait pas trop s’apitoyer non plus et qu’on a choisit ce nom pas pour le suicide mais parce que la toile est belle on utilise le point d’exclamation pour le feu du top départ, un peu avec cette idée de résurrection.

Sébastien : En choisissant ce nom, on ne savait pas qu’il avait eu beaucoup d’artistes qu’on aimait bien influencés par Chatterton. Après on s’est rendus compte que Bashung avait fait un album qui s’appelle Chatterton, Gainsbourg a écrit une chanson sur Chatterton suicidé, les Babyshambles ont aussi utilisé ce tableau. Après c’étaient des hasards mais ça nous a confirmé que Feu ! Chatterton c’était un choix qui nous allait bien.

Comment expliquez-vous ce succès en 2014 ?

Sébastien : C’est allé très vite. On a eu de la chance car on a participé au Printemps de Bourges en tant qu’Inouïs. C’a été un moment important. On a fait le Chantier des Francos qui est un processus de formation assez intense qui nous a beaucoup aidé et qui nous a permis de jouer aux Francofolies cet été et aussi les premières parties de Fauve en mai à Paris. Tout ça nous a permis d’arriver à Paris à Rock en Seine avec plus de public et quand on a sorti l’EP on a eu de la chance car les médias se sont intéressés à ce qu’on faisait. Aujourd’hui on peut tourner. C’est déjà hyper bien pour nous de faire autant de dates.

Clément : On parle aussi beaucoup des Bars en Trans parce que trois semaines avant, on donnait un concert à Paris et on parle quasiment jamais. Les Bars en Trans c’est une toute petite jauge – 50 personnes – à la Trinquette, le bar où on a joué à Rennes. En fait, on savait pas et on nous l’a pas dit – et heureusement parce que sinon on aurait été beaucoup trop stressés et fait un concert nul – mais il y avait beaucoup de programmateurs et de professionnels de la musique et quelques journalistes. On a eu notre premier article après ce concert-là et ça nous a ouvert pas mal de portes parce que ces gens de la profession et des festivals se sont intéressés à nous. C’est ce qui a fait qu’on a pu enchaîner des dates au début d’année, des festivals, Mythos notamment, la Nouvelle Scène à Niort.

Arthur : La scène a été une longue première étape qui nous a fait connaître. On est arrivés aux Bars en Trans parce qu’à Paris on faisait pas mal de scènes. Mais pendant très longtemps on avait pas de disque. Donc ç’a été beaucoup la scène et ensuite il y a eu cet essor nouveau en septembre parce qu’on a sorti notre premier disque. C’est allé très très vite et en même temps on avait beaucoup de ressort pour assumer cette nouvelle pression. Ca faisait quelques années qu’on travaillait dans notre coin à faire des chansons qu’on avait pas enregistrées. Tout est allé très vite et en même temps c’étaient juste les bons moments pour travailler des choses qui étaient en attente. La scène on le faisait depuis longtemps et hop ça nous a ouvert des portes pour trouver le bon réalisateur, pour bien réaliser notre EP comme on l’entendait. On a des gagné des prix qui nous permis de le faire en indépendant etc. En fait ça s’est très bien goupillé pour nous.

Pourquoi avoir fait une chanson de 15 minutes ?

Arthur : C’est la même qu’avec l’indépendance. On fait rarement les choses avec l’idée d’avoir une posture et donc un engagement soit politique soit éthique. C’est comme ça vient. Y’a pas toujours de choix (…). Cette chanson de quinze minutes est née il y a longtemps parce que Clément avait composé une chanson qui évoluait. C’était une sorte de variation sur un même thème. C’est devenu une chanson très longue en trois parties. On a partagé ces moments et du coup on s’est dit qu’on allait faire une histoire en trois manches. Finalement on l’a joué sur scène cette chanson en trois actes et là récemment on a décidé de la prolonger et d’en faire une conclusion.

Sébastien : En faisant cette chanson, on se dit pas « on veut pas faire de la radio et une chanson de 3 minutes c’est pas pour nous ». On se dit juste « on commence à faire quelque chose avec ce qu’on a à la maison et le bout de texte » et en fait y’a plein d’idées mais elles vont pas forcément très bien ensemble alors pourquoi pas essayer d’étirer la chanson pour faire que l’arrangement et les sons aillent ensemble. Le texte ensuite est naturellement venu se poser sur un truc plus long – donc avec une histoire un peu longue – mais on s’est pas dit on va essayer de faire tenir toutes ces idées en 3 minutes parce qu’il faut faire un format comme ça. On prend notre temps. A partir du moment où tu as un format de 10 minutes – puisqu’on s’était dit ça – ben là tu prends vraiment le temps d’exposer plein de choses : le texte, les arrangements. (…) En plus, ça a permis de réunir plusieurs périodes d’écriture et de composition le fait de réécrire cette quatrième partie sur ces 10 minutes après 3 ans (…).

Arthur : C’est vrai qu’elle (la composition) a continué à vivre depuis le début, mûrir, changer, et là on est arrivés à quelque chose. C’est vrai que c’est assez satisfaisant de se dire que le début est très vieux et la fin très récente et ça raconte un peu toute cette histoire.

Sébastien : C’est vrai qu’on aime beaucoup les Pink Floyd et à l’époque ils faisaient des chansons comme ça, en plein de parties. On aime bien ça et on s’interdisait pas de faire des chansons de quinze minutes. La durée, c’est pas si important que ça pour nous.

On parle de vous comme de « jeunes gens modernes, avec une ambition affirmée, ayant absorbés aussi bien l’électro que le spoken words ». On voit le lien direct avec Fauve. Est-ce que vous vous réclamez un peu de cet état d’esprit là ?

Sébastien : Fauve, on aime bien mais on ne peut pas dire qu’on se réclame d’eux parce qu’on a commencé à faire de la musique bien avant de les connaître et on a commencé à faire des chansons bien spoken words avant qu’ils n’explosent. Donc on ne se revendique pas du tout de cette veine-là. Après on est conscients que Fauve a ouvert une voie dans la reconnaissance d’un type de musique chanté en français et forcément ça rejaillit un peu sur nous et sur notre exposition médiatique.

Arthur : (…) Ils ont réouvert une voie ou mis au jour quelque chose de très ancien. Nous, le spoken words on l’écoute avec des chanteurs de décennies très anciennes : Gainsbourg le faisait déjà, Bashung l’a fait. C’est une tradition très longue en France de raconter des histoires sur la musique. Le rap l’a beaucoup fait en le rythmant un peu plus. Aux Etats-Unis Gil Scott Heron, les grands conteurs avant. On s’inscrit dans cette longue tradition française de raconter des histoires sur de la musique. Après on pense ne pas faire que du spoken words, il y a aussi la chanson française et la pop. C’est une influence bien plus large que la simple idée du « spoken words ».

Sébastien : Fauve ont ouvert une voie. Pour beaucoup de groupes aujourd’hui, si y’avait pas eu Fauve, on serait peut-être moins intéressants pour les médias et même pour le public. On n’aurait pas la même crédibilité qu’on a aujourd’hui. Pour ça, on est s’inscrit indirectement dans ce qu’ils ont fait. En plus on a beaucoup joué avec eux.

Arthur : Je pense qu’il ont vraiment redonné envie aux gens d’entendre des choses en français.

Clément : Ca serait une erreur chronologique de dire qu’on est influencés par eux.

Raphaël : Avant de les connaître on faisait déjà des chansons. Il y a leurs morceaux et nos morceaux. C’est pas la même chose: c’est pas composé pareil, c’est pas les mêmes sonorités, les mêmes mots, la même vision de la vie. (…) Ce sont des gars supers mais ce n’est pas une filiation.

Vos artistes coup de cœur 2013-2014 ?

Raphaël : Arcade Fire, on l’a tous aimé.

Arthur : La production de James Murphy du LCD Sound System. Cette filiation on l’aime bien car c’est Arcade Fire qui est produit par LCD.

Sébastien : LCD on adore.

Clément : Mac Demarco, albums 2 et 3.

Arthur : Timber Timber. Le dernier album de Connan Mockasin, c’est Caramel.

Sébastien : Le dernier album des Grizzly Bear.

Clément : King Krule c’est cool.

Raphaël : Le dernier Pink Floyd. (rires).

Clément : J’ai écouté qu’un morceau.

Arthur : Ils voulaient de l’argent !

Clément : Et là, vous êtes étonnés car il n’y a rien en français. On aime bien des groupes comme Grand Blanc.

Raphaël : Moodoïd.

Arthur : L’EP il est hyper bien ! Avec « Je suis la montagne » …

Sébastien : On aime beaucoup Blind Digital Citizen.

Raphaël : Salut c’est cool.

Arthur : Sexy Sushi ! « Retour de bâton » c’est une super bonne chanson. C’est plus la frange électronique de la chanson française qu’on aime bien. (…) J’aime beaucoup Bertrand Belin aussi. (…) Il a une façon de raconter des histoires qui est hyper belle : son côté souvent elliptique … J’invite les gens à écouter Bertrand Belin ! (…).

Qui écrit vos textes ?

Arthur : C’est moi ! On citait l’inspiration chez les chansonniers : Gainsbourg, Bashung. Belin, je m’en suis pas encore inspiré mais peut-être bientôt. J’aime bien comment il écrit.

Sébastien : Après il y a du hip-hop dans les récents, on en a pas cité mais il y a Lunatic et Oxmo Puccino. Booba au début.

Arthur : Les premiers albums de Booba je les trouve hyper bien dans leur façon cinématographique de raconter des histoires avec des « flashs ». Par exemple : « J’aspire le temps les yeux plissés ». C’est con, mais l’image est bien faite. Ou bien (pause) … Je sais pas ! J’ai pas envie de le faire là, mais quand il dit : « Passe-moi la clé, je m’en sers pour casser le carreau ». Je me place pas du tout du point de vue de la morale quand j’écoute Booba mais dans la narration, je trouve aussi que c’est souvent très très fort. Je m’inspire aussi chez les auteurs : auteurs de romans, les poètes classiques.

On sent une poésie dans tes textes.

Arthur : Ouais, c’est vrai il y cet amour du lyrisme et un peu de … Je dirais pas de la préciosité mais du classicisme dans l’écriture, une syntaxe un peu complexe, le plaisir de rechercher des mots anciens aussi. J’ai pas lu tant de poésie que ça – je trouve ça souvent un peu austère – mais les grands : Baudelaire, Rimbaud quand il est très classique. J’ai redécouvert « Ophélie » de Rimbaud, superbe poème qui raconte l’histoire d’une fille morte – encore une fois – qui, chaque nuit, vient hanter les eaux d’un fleuve. Elle dévale le fleuve, morte, avec une longue robe en forme de corolle. Les roseaux s’approchent de son front rêveur. On voit cette image de film hanté : une fille, au gré des eaux, comme un grand nénuphar blanc … Il nous raconte comment elle est morte : elle a suivi un chevalier qui était venu à genoux lui demander sa main pour lui offrir la liberté et les neiges lointaines. Ce sont des belles histoires comme ça et c’est très prenant. Et Rimbaud, quand il est un peu plus elliptique et qu’il raconte ce qui a sans doute été un viol sur un bateau, le cœur supplicié, ou dans l’armée … Voilà, des poèmes comme ça, et Aragon pour les plus récents. Qui est quand même assez vieux mais … (rires). Donc écoutez Bertrand Belin et lisez « Ophélie », c’est super ! (rires).

Dans vos textes, on sent une fascination pour les destinations exotiques. Avez-vous déjà visité les côtes de la Malinche ?

Arthur : Ouais, un peu. J’ai envie de dire non, c’est faux, j’ai pas du tout cette fascination là. Il y a eu cette fascination et puis un grand mouvement de déception derrière. Il n’y a pas cette fascination pour les longs voyages – pourtant j’ai aimé lire Kerouac beaucoup, il y a eu tout ce romantisme là, c’est de notre génération parce que le « low cost », les longues vacances et qu’on a tous eu envie de voyager. Je l’ai fait un peu vers 18, 19 ans : un mois, une voiture à dormir en Europe avec l’ami dont je parle dans « A l’aube ». Mais justement, lui a poussé plus loin cette expérience et à chaque fois qu’il en est revenu j’ai trouvé que la façon qu’il avait eu de voyager – qui correspondait en fait assez bien à la façon qu’on imaginait : être la plus belle de voyager – était un peu naïve et triste. Il a cherché des choses qu’il trouvait pas, il se berçait d’illusions dans une sorte de « parenthèse enchantée » qui est en fait que des vacances. Je suis revenu de cet attrait pour le long voyage. Par contre, l’exotisme c’est toujours très chouette parce qu’avec notre petite vision ethnocentrée (…), on peut se permettre d’inventer plein de choses sur des contrées qui existent mais qu’on invente complètement. Ce sont des prétextes à mettre en scène des personnages. (…) J’ai vécu quelques mois au Mexique, il y a un peu de ça, mais c’était là avant.

Sébastien : La Malinche était là avant.

Arthur : Ouais, c’est ça qui est drôle. C’est que le Mexique vient après. On pourrait mentir et dire « Oui, mais mon voyage au Mexique, c’est imprégné de cette culture… tout ça parce que la mort se danse, ils ont des cérémonies pour fêter ça… ». Mais non, c’est faux. La Malinche existait avant le voyage.

Nelly Le Sager-Hassoun


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