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La femme // Astropolis : « La femme de 2014? Marie de Bethléem ! »

1h30, Quelques peu déçus par le concert qu’on venait de voir sur la scène Astrofloor, on avait quand même hâte de rencontrer La Femme, parce qu’hyper fan de l’album Psycho Tropical Berlin. Interview en loges donc, avec Sacha, Marlon et Clémence, accompagné des bass de Micropoint qui jouait pendant ce temps là juste à côté. Si l’on ne parle que de leur musique à laquelle on état habitué, beaucoup de qualificatif élogieux nous viennent à l’esprit. Mais globalement, ce qui les caractérise le mieux serait : BARRÉS. Oui, on a eu beaucoup de mal à choisir une citation amusante pour résumer l’article…

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Vous êtes venus comment aujourd’hui? En taxi?

Sacha : Non, en camion !

Pour vous c’est qui la femme de 2014?

S : Je crois que c’était… Je sais pas, mais je pense qu’elle est là ce soir à Astropolis.

Marlon : C’est la petite fille.

Clémence : La femme de 2014? Marie de Bethléem !

Qu’est ce qui a changé entre la femme de 2008-2009, à vos débuts… Et la femme de 2014?

M : Un dx7sh764

S : Au début c’était surf wave et maintenant c’est techno psych. Mais après demain ce sera peut-être hard wishnut tu vois.

Donc ce soir ce n’était pas l’exception, pour l’occasion, les 20 ans d’Astro ?

S : Si, mais non… On sait pas trop mais pour ce soir c’était techno psych en tout cas.

Vous allez surfer sur la côte brestoise ce week-end ou c’est trop froid par rapport à Biarritz?

S : Non j’ai jamais surfé là, mais j’ai fait du bateau à La Baule par contre, et du ski nautique. La Bretagne c’est cool, au moins quand il pleut en Bretagne c’est cool, enfin c’est pas cool, mais comparé à toutes les autres régions c’est cool. Ici tu vois ça fait partie du truc et là il fait beau.

La meilleure façon de danser sur vos musiques ? Le twist ? Le pogo ?

S : Ça dépend, ce soir du coup pas vraiment le twist, c’était plus en mode caviar.

Vous danser comment en soirée ?

S : Je sais pas, mais en tout cas je sais que parfois il y a pleins de sons en mode chiant genre les trucs lounge, house, et des fois ça manque de soirée rock ou les gens dansent ensembles.

Un endroit/pays/festival ou vous n’avez pas encore joué et où vous souhaiteriez jouer?

S : Je sais pas, le Burning Man.

M : Ouais le Burning Man carrément !

Vous aimez le burlesque? Comment vous avez rencontré la troupe d’House of Drama, Igor Dewe, Dyna Dagger, qui vous suivent sur pas mal de vos shows comme les victoires de la musique ou la carte blanche que le festival Myhtos vous avait donné à Rennes l’année dernière ?

 

S : Eux c’est pas burlesque, il y a burlesque et burlesque, c’est comme il y a jazz et jazz. En fait je suis allé à une fête dans un bar, comment c’est déjà les bars comme ça ?

M : Un bar Burlesque ?

S : (rire) Non, un speak easy ! Avec 5 pianos. Et donc il y avait des jam de boogie boogie à 5 painos et j’ai rencontré une fille qui s’appelle Dyna Digger, j’ai dansé avec elle et après on est devenus amis. Et un jour pour un clip on avait besoin d’elle et vice versa, ses amis avaient besoin d’une musique pour un de leur spectacle et là après on a rencontré Aymeric, Igor, Massimiliano, …

Vous avez fait beaucoup de concerts avec eux ?

S : Des dates à Paris surtout, après on aimerait refaire quelques dates avec eux mais il faut des moyens, pour transporter tout le monde.

Vos clips aussi ont vraiment une esthétique qui leur ai propre, on sent un véritable univers. Il y a des réalisateurs ou des films qui vous ont marqué ?

S : Tim Burton, Tarantino, …

La femme de 2015 elle sera comment musicalement? Plus techno par exemple ?

S : T’as des questions bizarres quand même… Et celle de 2016, 2017, .. ? Elle sera toujours guhetto en tout cas. Elle sera extraterrestre.

M : Hard wishnut !

S : Avec une petite touche space Shiva.

M : La Femme Astropolis, ghetto rashput.

Ok ça nous parle complètement tout ça. C’est l’effet Astropolis. Ça fait féministe comme nom La Femme, revendicateur, vous vous sentez en accord avec ça? Vous avez des revendications?

S : C’est avant tout complètement Astropolis, la femme 2015. On revendique le fait de revendiquer le fait de revendiquer le fait de revendiquer.

M : Qu’il résonne et qu’il résonne et qu’il résonne et qu’il résonne.

Nous aussi on est fan de New Order, et on a appris que c’est aussi pour vous le meilleur moyen de donner envie de danser à toutes les soirées. Faisons l’hypothèse un peu folle qu’il y en ait besoin ce soir. Ambiance molle à Astropolis, il faut du New Order, vous auriez un dj à qui demander de les remixer en confiance?

S : Non on remixe pas du New Order, on met New Order. Blue Monday !

Si la musique avait toujours été ce qu’elle est aujourd’hui, sans toute l’époque yéyé new wave que vous affectionnez, mais que vous en faisiez quand même, ça ressemblerait à quoi?

S : Je sais pas, je pense qu’on en serait pas là ou on en est aujourd’hui en tout cas, c’est sûr!

On sent dans la rythmique de « Mannequin » de Taxi Girl énormément de similitudes avec une de vos chansons, c’est inconscient ?

 

S : Si tu l’as relevé c’est que ça doit être vrai, mais c’est inconscient.

Vous auriez un groupe actuel à nous recommander, qu’on ne connaitrait pas forcément ?

M : Ah, c’est quoi le truc qu’on avait vu déjà ?

S : Dany, mais c’est pas encore sorti… Sinon les Lamdels (?) c’est un truc de garage psychédélique du terroir, mais des années 60.

Un peu un retour aux sources pour une des membres du groupe, bretonne, et puis on vous entend souvent parler de crêpes flambées au E.U. dans vos interviews! Vous allez en manger ce week-end? Vous connaissez la galette saucisse sinon?

S : Ouais, on a bouffé que ça.

C : Hier à Bobital il y avait pleins de crêpes !

S : Sinon la galette saucisse on a gouté une fois à Rennes c’était dégueulasse.

C : Moi je viens d’ici et tu vois les galettes saucisses… Il faut du jambon de pays plutôt.

M : Moi je m’en branle de la galette saucisse…

Vous avez conscience que vous allez vous faire des ennemis là quand même ? Votre carrière est ruinée…

S : Ouais on les attend ces bretons !

M : Moi je vais me ramener avec mon jambon dans le cul tu vas voir !

C : Jambon de Bayonne ouais.

Il est pour toi le retour aux sources Clémence, puisque tu viens de Quimper. Tu connaissais déjà Astropolis depuis longtemps ?

C : Ouais ouais.

Et tu y étais déjà allée ?

S : On a joué ici il y a deux ans en fait…

Mais est-ce que tu y étais déjà venue auparavant Clémence ? Il y avait des concerts qui t’avaient marqué ?

C : J’étais pas venue ici sur le site mais à La Carène dans Brest. Et ce qui m’avait marqué c’était les gens déchirés surtout…

Comment les « connexions » se sont faites pour votre premier passage à Astropolis? N’ayant toujours pas votre factory pour les faire, dans quel lieu avait-elle eu lieu?

C : On avait joué avec Mathieu le programmateur en fait, et on lui avait dit nous on aimerait jouer au Manoir, à 5h du mat au pic de la soirée et à ce moment-là on a signé un contrat avec lui et il nous a promis de nous faire jouer.

S : Ouais on voulait jouer à 4 du mat, avec tous les perchés et finalement on a joué à minuit mais bon c’était cool.

Pour finir, si « vous êtes des artistes et que votre vie est un concept » comme vous aviez déjà dit dans d’autres interviews, quel est-il ?

C : D’être artiste.

S : En fait le concept c’est d’accepter le fait d’accepter le concept.

C : C’est de définir sa vie en tant que concept. Regarde le concept techno psyché, ça c’est un concept.

S : Non mais on s’en fout, l’important c’est l’ouverture c’est tout.

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Encore merci au Festival Astropolis pour l’accueil et au groupe pour avoir pris le temps de répondre à nos nombreuses questions!


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