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Interview // Cheap Riot

Rencontre avec le groupe punk rock Cheap Riot entre deux bières avant leur très bon et secouant concert au Melody Maker à Rennes. Ce groupe doit sa création aux estaminets et concerts parisiens dans lesquels les membres se sont rencontrés. Nous sommes fiers d’avoir réalisé la première interview de ce groupe qui compte dans son agenda de futures dates prometteuses. Ecoutez leurs premiers titres, ce sont des tubes punk que votre cerveau est incapable d’oublier. Bravo les gaziers.

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Manu (Chant), Antoine (basse), Jake (guitare/ danse) et Margot (batterie)

 

C’est votre première interview, vous vous sentez comment ?

Antoine: Je suis très excité. J’adore les interviews et j’aime qu’on me pose des questions.

Manu: Jake a peur, il vient de boire dans ma bière.

On a déjà pu vous voir en concert (Espace B w/ Cosmonauts), et on a du mal à définir votre musique.

Jake & Manu: Ah, ça va être marrant ça.

Antoine: Je pense que c’est du punk rock assez traditionnel, assez anglais, assez 1977. Le tout avec des touches de punk un peu plus tardives comme du post punk 79-80 melé à des touches de garage américain plus actuel.

Manu: On a tous des influences différentes et le résultat est plutot bien résumé par Antoine.

Antoine: Moi j’ai vraiment réflechi à ce que je voulais faire et j’ai choisi les membres de ce groupe en conséquence. Je suis machiavélique. Je voulais bien sûr que chacun apporte sa touche au projet qui était très clair dans ma tête.

Manu: De mon coté, ce que j’ai senti c’est que Jake et Margot apportent une touche plus moderne car ils écoutent beaucoup Ty Segall et compagnie. Antoine vient d’un héritage ultra sixties et moi plus britpop, post punk voir skinhead et c’est le mélange de toutes ces influences qui construit le son de Cheap Riot.

Cheap Riot, c’est le résultat de quelle addition ?

Antoine: Je pense qu’il faut le faire en trois groupes. Je dirais Jacuzzi Boys + The Damned + Undertones.

Jake: Je suis d’accord.

Manu: Undertones + Television Personalities + Holograms

Pourquoi avoir choisi d’utiliser un son si brut ?

Antoine: Parce que pour moi ça fait totalement parti du concept. On souhaite se démarquer des groupes actuels qui utilisent énormément d’effets. De mon côté, j’ai envie de faire du rock’n’roll hyper brut et direct. C’est peu être dû à mon héritage 60’s mais j’aime les groupes sans artifices. Je suis un grand défenseur du minimalisme et de la pureté. Cheap Riot il faut que ça reste le résultat d’une addition super simple qu’est le rock’n’roll.

Jake: Je suis d’accord.

Manu: C’est beau, j’ai envie de te faire une bise.

(bise)

Le dernier rêve que vous avez fait ?

Manu: Que mon ex était enceinte.

Jake: Moi je rêve pas ou je m’en souviens jamais.

Margot: C’était un truc avec des escargots, c’est tout ce que je peux vous dire.

Antoine: Non désolé, même pas de rêves érotiques…

Jake: non moi non plus…

Antoine: Je suis confus, j’ai pas rêvé.

Jake: Faut pas rêver.

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Le métier que vous vouliez faire quand vous étiez petit ?

Antoine: Rock star. Maintenant pas du tout. Avant ça, je voulais devenir agriculteur ou rugbyman professionnel.

Jake: Moi je voulais être zoologiste. Heu non, ornithologue et parfois paléontologue.

Manu: Moi, cycliste comme Miguel Indurain.

Margot: Moi je n’ai jamais eu d’idées et je ne sais toujours pas d’ailleurs.

Margot, ça fait comment d’être entourée de gaziers ?

Margot: Je suis tombée sur trois gaziers fort sympathiques.

Jake: On est pas trop beaux ça va.

Margot: Oui ça va j’ai connu pire. Ils sont charmants.Et c’est cool de se faire chouchouter.

Antoine: C’est ni la maman, ni la putain comme pourrait être définie la fantasmatique traditionnelle par les hommes basiques. Comme nous sommes des gens raffinés, Margot est une femme. C’est marrant j’avais très envie de savoir ça, et j’ai jamais osé lui poser la question.

Margot: Merci à vous !

Est ce que vous aimez la Cheap Beer?

Jake : La quoi ?

Manu: La bière en canette

Jake: Bah ouais, c’est trop bon.

Antoine: Non moi pas trop, j’aime plus les choses fines et chères. Je suis désolé.

Jake: Tout à l’heure j’étais à la kro, là à la 7.2. C’est très bien.

Manu: Moi je l’apprécie surtout en fin de mois. Quand j’ai plus d’argent c’est génial.

Antoine: Je confesse avec honte que je préfère de plus en plus les mojitos. Et je ne suis pas fière de moi.

Margot: Par défaut on s’y est mît en fait…

Manu: quoi ?

Jake & Manu: Moi j’adore ça.

Antoine: ça me rappelle toujours l’anecdote du groupe qui veut s’appeler Cheap Beer, pour que tout le monde vienne au concert en buvant ça.

Jake: Ouais Fidlar avec cheap beer.

Soyez barrés, imaginez un lieu, un moment idéal pour jouer ?

Antoine: C’est con parce que hier soir, on a joué dans un lieu qui ressemble exactement à ce que j’aurai pu imaginer. C’était parfait, merci à La Fermeture Éclair à Caen. Vu qu’on vient d’avoir ce qu’on voulait,  c’est un peu dur d’imaginer un lieu idéal. Pour moi c’était la perfection de ce que doit être un concert rock.

Manu: Dans la chambre de mes grands-parents, un dimanche matin.

Jake: Dans un bar à champagne, même si on l’a déjà un peu fait au Tigre à Paris.

Antoine: J’aimerai beaucoup jouer dans le collège où je suis professeur. Devant les élèves que j’ai en classe, ce serait un choc plus pour eux que pour nous. Ce qui se passerait après serait génial ou catastrophique car c’est un collège de banlieue dans le 93.

Un dernier mot pour clore l’interview ?

Jake: Aouachi Aouacha

Manu: Lidl

Antoine: Gascogne

Margot: Cheap Bière

 Réalisé par A. Merer et H. Touguet

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